La Féria de l’Air a fermé ses portes, le spectacle est fini et les aviateurs ont quitté l’ancienne base Aéronavale de Nîmes-Garons…

Plus de 30 000 visiteurs ont assisté au spectacle aérien, côtoyé les légendes volantes et rencontré les aviateurs. En ce sens le pari est gagné et les sentiments sont unanimes… La Féria de l’Air a été époustouflante.

Mais voilà, il y a effectivement un « mais »… pour tous cette fête ne fut pas idyllique, plus encore certains n’ont pas eu la possibilité de nous rejoindre. Et ils nous ont manqué, soyez en certains ! Le constat est là, sans détour : nous nous sommes trouvé face à un succès au delà de nos rêves les plus fous, bien plus que les 20 000 visiteurs que nous espérions et pourtant nous avions surdimensionné notre dispositif en ce sens.

Cette belle mécanique, bien huilée et longuement pensée a été victime d’une situation inattendue… Nous comptions sur 250 bénévoles « engagés » pour l’occasion.
Mais seulement 103 se sont présentés au final. Vous nous direz que cela n’explique pas tout et qu’un bénévole ne vous dirige pas de l’autre bout de Nîmes vers l’un des deux accès prévus !

C’est vrai, mais c’est également faux… vrai car il n’y a eu qu’une seule entrée activée, faux car c’est le manque de bénévoles qui devait assurer son cheminement et sa sécurité qui nous ont conduit à ne pas l’activer !

Et le bénévole manquant devient alors le dénominateur commun… les parkings sont livrés à l’anarchie. L’incivisme de quelques-uns pénalise tant d’autres et la liste des désagréments s’allonge comme le bouchon qui menait à la Féria.

Et de l’incivisme, nous ne garderons que cette croustillante anecdote : Il y avait un monsieur d’un certain âge, d’un âge certain même, assis sur sa chaise devant les fenêtres de notre PC. Toutes les heures, il se levait et partait en direction des parkings. Inquiets, nous lui demandons s’il avait un animal dans sa voiture restée au soleil et s’il voulait un toutou-bar…
« Non jeune homme, je suis garé sous un pin à l’entrée de la pinède et je déplace ma voiture pour suivre le soleil, comme ca elle sera fraîche quand je partirai. »
Que voulez-vous répondre à ça …? Rien bien sûr, juste à constater que ladite voiture, dans sa rotation solaire bloquait une zone pouvant accueillir une douzaine de ses congénères ! Vous vouliez connaitre l’heure du jour ? Allez voir la voiture cadran solaire…

À cela s’ajoute quelques désagréments logistiques, une centaine de barrières de police, pourtant promises, qui ne vinrent jamais, un manque de coordination avec le service des navettes autobus, des magnifiques panneaux de signalisation, à l’effigie de notre affiche, qui doivent aujourd’hui orner quelques murs et biens d’autres.

En soi, nous ne cherchons pas à trouver des excuses mal taillées, qui nous amenderaient de nos responsabilités. Notre organisation, basée sur le bénévolat et ce depuis presque un an, ne saurait prendre cette voie !

Nous vous devons ces explications, à vous particulièrement qui avaient eu à subir ces problèmes et qui ne purent nous rejoindre. Et nous prenons toute la mesure de ce paradoxe. Une fête aérienne plébiscitée par plus de 30 000 personnes et une somme inacceptable de désenchantés, victimes des problèmes d’organisation évoqués ici…

Nous avons appris la leçon, l’analyse des problèmes amène des réflexions et des solutions qui sont bien plus évidentes aujourd’hui qu’il y a une semaine. Nul doute pour nous : la prochaine édition verra la mise en œuvre de solutions drastiques nées de cette première expérience nîmoise. Et grâce à vous le succès sera de nouveau au rendez-vous, et seul le plaisir de s’y retrouver pour fêter l’aviation restera dans nos mémoires.

Rendez-vous en 2017 !